Le cas de la France


Source: http://www.industrie.gouv.fr/sessi/4pages/246/index.html


Sur ce graphique, on observe que le taux le plus élevé d’entreprises qui délocalisent ou qui s’implantent est celui du secteur de la chimie et ensuite celui du secteur pharmaceutique.
Mais ce ne sont pas les secteurs les plus touchés, car dans le cas de ces secteurs la part d’implantations (Chimie: 14.4%, Pharmaceutique: 20.3%) est bien plus importante que la part des délocalisations (Chimie: 6.3%, Pharmaceutique: 1.8%).Or les implantations d’entreprises dans des pays étrangers ne sont pas forcément  suivies de la disparition de l’activité dans le pays d’origine.
Donc les secteurs principalement touchés sont ceux de l’habillement et du textile, de l’automobile, et des composants électriques et électroniques.


Le secteur de l’habillement et du textile:
L’industrie de l’habillement est, avec celle du textile, l’une des premières industries à délocaliser, à partir des années soixante. Ces délocalisations se sont faites principalement vers le Maroc et la Tunisie (ex: hacuitex, Kiplay dans les années 1980). Aujourd'hui, le secteur de l'habillement est surtout implanté dans les régions Île-de-France, Pays de la Loire, Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais et Centre, ces cinq régions employant 59 % des effectifs de ce secteur. Quant à l’industrie du textile, elle est surtout présente dans le Nord-Pas-de-Calais et la région Rhône-Alpes emploient 43 % des effectifs, elle est aussi présente en Champagne-Ardenne, en Alsace, en Lorraine, en Picardie et en Midi-Pyrénées. De plus on assiste à des délocalisations vers l’Asie (Lejaby du groupe américain Warnaco >Chine) ou vers les pays de l’est ( ex: Dim >Roumanie).

Dans les années soixante le secteur de l’habillement et du textile comptait près d'un million de salariés, et on n’en compte aujourd’hui plus que 200 000. Précisément l’industrie du textile employait 130 000 salariés en 1996 contre 107 000 en 2002. Dans l'habillement, nous sommes passés de 126 000 salariés à 77 000.


Quelques exemples: Ralph Lauren : Ile Maurice, Inde; Hugo Boss: Ile Maurice, Inde Napapjni : Ile Maurice, Inde; North Face : Inde.


Le secteur de l’automobile:
La production, dans le secteur automobile, s’élève à 3,2 millions de véhicules en 2006, soit une baisse de 10,7 %. La chute de la fabrication est particulièrement forte chez les constructeurs français comme PSA et Renault. Au contraire, leur production hors de France augmente de près de 10 %. Désormais, le nombre de véhicules produits par les constructeurs français sur le territoire national (2,8 millions) a été inférieur à leur production réalisée à l’étranger (3,1 millions).Voir le graphique.


Les causes de ces pertes serait dues à la concurrence accrue des pays asiatiques (Chine, Japon) qui gagnent des parts du marché notamment grâce au faible prix de leurs voitures. Le vieillissement de la gamme y est aussi pour quelque chose, en effet l’absence de lancement de nouveaux modèles chez Renault et leur sortie trop récente pour infléchir la tendance chez PSA accentuent le déclin des parts de marché françaises.
Enfin, les voitures de milieu de gamme, aimées des consommateurs français ces dernières années, perd du terrain. Maintenant certains consommateurs préfèrent les voitures bas de gamme, alors que d’autres se reportent sur des modèles haut de gamme (4 x 4, voitures de sport).
Ces pertes dans le secteur ont des conséquences sur les emplois de l’automobile avec une chute de plus de 14 % après une baisse de près de 10 % en 2005.Voir graphique.
Quelques exemples: Valéo : Tunisie, Maroc, Roumanie, République Tchèque; Faurecia : Roumanie, République Tchèque, Chine, Maroc; PSA : Slovaquie, Russie, Argentine, Maroc; RENAULT : Roumanie, Inde.

Le secteur électronique:
Dans le secteur de l’électronique les délocalisations menacent 25.000 emplois.
En 1998, l'Europe représentait 44% du marché mondial des semi-conducteurs, aujourd’hui elle ne représente que 18% alors que l'Asie, elle, représente 64% de ce marché.
Pour la France, le secteur de l'électronique, après une stabilisation en 2004, va subir une nouvelle dégradation en 2005 et en 2006.
Les plans sociaux de 2005 en sont le parfait exemple avec: ST-Microelectronics (avec 977 emplois), Flectronics (500 emplois), Solectrons (3.400 emplois sur cinq ans) et de nombreuses petites entreprises sont également concernées.
C'est donc 51% de l'emploi (25.000 personnes) qui est menacé.
Quelques exemples: Schneider Electric : République Tchèque, Pologne; ABB : Pologne


Sources:

- http://www.senat.fr/rap/r03-374/r03-37422.htm

-http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=ip1149#inter6

-http://www.emploi-stage-environnement.com/20051014-delocalisation-electronique.php

 

L'Equipe TPE

 

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